La vidéo, un puissant outil de vulgarisation agricole

En Ethiopie, des agriculteurs et vulgarisateurs utilisent la vidéo pour apprendre de pratiques agricoles améliorées

En Ethiopie, agriculteurs et vulgarisateurs utilisent la vidéo pour apprendre de pratiques agricoles améliorées

Pour les agriculteurs, voir c’est croire. Voir c’est aussi et surtout le meilleur moyen d’apprendre en  peu de temps de nouvelles pratiques agricoles et de les appliquer dans son exploitation. Parce qu’elle permet de « voir » et « voir faire », la vidéo se présente comme un puissant outil de vulgarisation agricole. 

Dans le cadre de la 2e Semaine Africaine de la Vulgarisation Agricole qui se tient du 12 au 16 octobre 2015 à Addis-Abeba, en Ethiopie, des visites terrain ont été organisées le mercredi 14 octobre. Une occasion inouïe pour découvrir la vie agricole et rurale éthiopienne, pour rencontrer et échanger avec des agriculteurs et agricultrices.

Un groupe d’une centaine de personnes s’est rendu dans le village de Hiddi, dans la périphérie Est d’Addis-Abeba. Sur place, le groupe a pu découvrir comment des agriculteurs de la localité utilisent la vidéo pour apprendre de nouvelles pratiques agricoles.

Après la projection vidéo, agriculteurs et vulgarisateurs se retrouvent dans un champ pour mettre en pratique les techniques apprises.

Après la projection vidéo, agriculteurs et vulgarisateurs se retrouvent dans un champ pour mettre en pratique les techniques apprises.

Cette initiative a été développée par Digital Green, une organisation internationale qui ambitionne d’utiliser de façon innovante des plateformes digitale pour susciter l’engagement communautaires en vue d’améliorer la vie des populations rurales.

Digital Green a développé une approche qui repose essentiellement sur l’engagement et de renforcement des communautés locales pour produire de manière participatives des vidéos localisées. L’organisation met ainsi a profit des services de vulgarisation locaux, établis par l’Etat. Le but ultime étant d’améliorer l’efficacité de leurs actions.

Le pari est gagnant. Le processus de production des vidéos suscite beaucoup d’enthousiasme au sein des agriculteurs impliqués de bout en bout. Une fois produites, les vidéos sont projetées et les techniques apprises mises en débat. Les agents publics de vulgarisation en assure la modération. Après cela, agriculteurs et vulgarisateurs se donnent rendez-vous dans un champ pour expérimenter les techniques vues. Un processus d’apprentissage qui semble convenir au mieux aux agriculteurs.

Inoussa Maiga

Consultant dans les domaines des médias et la communication participative pour le développement, je m'investis pleinement dans les questions de développement agricole et rural.

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