Burkina Faso : la fièvre du sésame s’empare des agriculteurs

Crédit photo : MédiaProd

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Deuxième produit agricole d’exportation du Burkina Faso après le coton, le sésame cumule des records depuis quelques années. De 7390 tonnes en 2005, la production nationale a fait un bon spectaculaire pour atteindre 137347 tonnes en 2013. Soit une hausse de 1859%. En moins de dix ans.

En 2013, les exportations ont rapporté au Burkina Faso environ 74 milliards de francs CFA. Cela en partie grâce à une embellie sans précédent du prix du sésame. Le prix du kilo a atteint le niveau record de 975 F CFA.

Cela a poussé davantage d’agriculteurs à se lancer dans la culture du sésame au cours de la campagne 2014-2015. « A Yamba, les superficies du coton par exemple ont été réduits au profit du sésame. Et il y a des producteurs qui n’ont cultivé que du sésame, espérant vendre cela pour acheter des céréales », témoigne Hamadou Lompo, chef de la zone d’appui technique en agriculture (ZAT) de Yamba dans l’Est du Burkina Faso.

Cet intérêt grandissant pour la culture du sésame s’explique par les tendances favorables des marchés mondiaux, mais aussi par le fait que le sésame reste une des cultures accessibles par les plus pauvres, notamment les femmes.

« Le sésame pour le producteur burkinabè, c’est vraiment la chose la plus facile à faire. Il produit sans trop de peine, les activités d’entretien du champ ne lui prennent pas tout son temps, l’investissement financier n’est pas très élevé, mais il récolte avec des rendements intéressants. Le sésame c’est vraiment ce qu’il nous fallait pour qu’on sorte un peu de notre misère. On produit facilement, on vend facilement, et on a son argent sur place », explique Yempabou Coulidiati, président de l’Union Nationale des Producteurs de Sésame du Burkina Faso, l’UNAPROSEB.

Pour la campagne 2014-2015, la production pourrait ainsi atteindre les 300000 tonnes, selon les prévisions du ministère en charge de l’agriculture. Ce qui propulserait le pays au rang des plus gros producteurs mondiaux.

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A lire le mercredi 21 janvier : « Sésame au Burkina : une filière émergente, sitôt anéantie ? »

Inoussa Maiga

Consultant dans les domaines des médias et la communication participative pour le développement, je m'investis pleinement dans les questions de développement agricole et rural.

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3 réponses

  1. Bonne nouvelle pour les promoteurs agricoles

  2. yiraba dit :

    Ces bien tous ca es ce que sa ne sera pas comme le coton au finiche quand la producteurs vons prendres gout a cela?

  3. DAO BINAFO dit :

    étant un entrepreneur agricole je crois que cette régularisation du prix de sésame au burkina est bien car cela va permettre à nous les acteurs de la filière de pouvoir travailler car les commerçants locaux ont voulu transformer cette filière à une queue que je ne sais quoi.

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