Réponses paysannes à l’absence de financements adaptés

Face à l'absence de financements adaptés, les organisations paysannes d'Afrique de l'Ouest imaginent des mécanismes pour répondre aux besoins de leurs membres

Face à l’absence de financements adaptés, les organisations paysannes d’Afrique de l’Ouest imaginent des mécanismes pour répondre aux besoins de leurs membres

« Hier nous courions après les banques, aujourd’hui ce sont les banques qui courent après nous pour nous proposer des crédits ». Cette déclaration est de Soumaïla Sanou, président du Comité interprofessionnel des céréaliers du Burkina (CICB) et du Réseau Ouest Africain des céréaliers.

Aujourd’hui les choses changent pour eux, leur situation financière s’améliore. Mais le président des céréaliers ouest-africains n’oublie pas pour autant les dures années vécues. « Comme dans tous les pays, les producteurs céréaliers étaient les plus pauvres. Il n’y avait pas aucun mécanisme pour les accompagner. Pendant ce temps, les producteurs de coton bénéficiaient d’une série de dotation d’intrants, de matériel agricole et de crédits au taux subventionné. Nous avons demandé la même chose, mais on ne nous a pas écouté », témoigne Soumaïla Sanou.

Nous le savons tous, les banques ne prêtent de l’argent qu’à ceux qui peuvent fournir des preuves de leur capacité à rembourser. Et cela n’a jamais été aussi vrai que lorsque l’on considère la situation des petits producteurs agricoles. Au moment où ils ont le plus besoin d’aide, au moment où ils sont le plus vulnérables, aucune banque ne s’intéresse à eux. Ils ne sont pas solvables et donc pas question de prendre des risques en les finançant.

« Les Etats ont créé des banques agricoles, mais elles n’ont pas permis d’atteindre les objectifs escomptés. Aujourd’hui elles ont toutes disparues. Puis il y a eu les institutions de micro finance qui malheureusement se sont très vite réorientées vers le financement des artisans en milieu urbain », regrette Bassiaka Dao, administrateur du Réseau des organisations paysannes et des professionnels agricoles d’Afrique de l’Ouest (ROPPA).

Il ajoute : « Il y a eu plus tard aussi…Lire la suite

Inoussa Maiga

Consultant dans les domaines des médias et la communication participative pour le développement, je m'investis pleinement dans les questions de développement agricole et rural.

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3 réponses

  1. Seydou dit :

    Le lien pour lire la suite du texte ne fonctionne pas. Pourrais-tu voir ça? Merci!

    • googolfarmer dit :

      Problème résolu Seydou. Tu peux retrouver la suite en cliquant sur le lien. C’est ok.
      Merci à toi d’avoir attirer l’attention.
      N’hésite pas après lecture, à laisser un commentaire, ton point de vue sur le sujet ou toute information bonne à savoir.
      A très vite

  2. Seydou dit :

    Je trouve que c’est de très belles initiatives que de vouloir s’en sortir soi-même! Je reste convaincu que dans l’état actuel des choses, les banques commerciales ne sont pas bien adaptées au contexte de l’agriculture, surtout la petite. Il faudrait surtout des banques qui soient prêtes à financer sur le long terme afin de pouvoir régler un peu le problème de financement auquel font face les petits agriculteurs. Je parle surtout des investissements!

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