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L'étuvage du riz se présente comme une solution efficace pour vaincre la faim et le désœuvrement dans la province de la Gnagna

L’étuvage du riz se présente comme une solution efficace pour vaincre la faim et le désœuvrement dans la province de la Gnagna

« Le riz ne doit plus quitter Ouagadougou pour venir ici. Nous avons désormais notre propre riz. Aujourd’hui, les étuveuses de la Gnagna, comme il convient désormais de les appeler, mettent à notre disposition un riz de très bonne qualité, produit ici et transformé ici« , déclare Alexis Bourgou, maire de la commune de Manni dans la province de la Gnagna à l’est du Burkina Faso. « C’est pourquoi je marque mon adhésion totale pour le label « Riz Gnagna » et j’invite toute la population de la province à l’adopter« , ajoute-il.

C’était le samedi 8 février dernier à l’occasion de la première journée de promotion du label riz étuvé de la Gnagna. Organisée par la Coopérative des exploitants du périmètre aménagé de Dakiri, cette journée a été l’occasion de porter haut le produit de l’effort des femmes étuveuses de riz de la province.

Il y a quelques années encore, cette activité d’étuvage n’était pratiquée que par quelques femmes pour leur consommation domestique. Aujourd’hui, l’étuvage du riz se présente comme une solution efficace pour vaincre la faim et le désœuvrement dans cette la province enclavée de l’est du Burkina Faso.

Le riz étuvé de la Gnagna, un riz de très bonne qualité

Le riz étuvé de la Gnagna, un riz de très bonne qualité

Tout a commencé en 2007 lorsque l’ONG américaine IFDC, qui œuvre pour le développement de chaine de valeur agricole, appuie les riziculteurs de la pleine aménagée de Dakiri dans l’amélioration de leur production, les techniques de transformation du riz, les stratégies de recherche de financement, etc.

Par la même occasion, l’IFDC finance un voyage d’étude d’un groupe de producteurs et de productrices à Bagré, dans le centre-est du Burkina, un des plus importants périmètres aménagés du pays. La rencontre avec les producteurs et les étuveuses de cette localité va créer le déclic pour les visiteurs venus de la Gnagna.

La journée de promotion a été l'occasion pour les groupements d'étuveuses d'exposer le fuits de leur travail.

La journée de promotion a été l’occasion pour les groupements d’étuveuses d’exposer le fuits de leur travail.

De retour chez eux, ils s’investissent des années durant à réussir le défi de produire et transformer localement le riz. Sept ans plus tard, les résultats sont probants : du riz étuvé avec toute la qualité qu’on pouvait espérer. Mais la tâche ne fut pas facile et les défis liés à l’acquisition d’équipement performant reste grand.

« Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va », disait Sénèque. Pour leur part, riziculteurs et étuveuses et de la Gnagna savent très bien leurs objectifs. On ne peut donc que leur souhaiter bon vent.

 

Crédits photo : Inoussa Maiga

Inoussa Maiga

Consultant dans les domaines des médias et la communication participative pour le développement, je m'investis pleinement dans les questions de développement agricole et rural.

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