Pour une solution TIC durable

Sylvestre Ouédraogo, Président de l’Association Yam Pukri qui a mise au point AGRICO, un logiciel de gestion des coopératives agricoles

Sylvestre Ouédraogo, Président de l’Association Yam Pukri qui a mise au point AGRICO, un logiciel de gestion des coopératives agricoles

 

Pourquoi l’engouement pour les services mobiles dans l’agriculture ?

Il y a trois raisons. D’abord c’est la facilité d’usage de la technologie mobile. Ensuite c’est parce que les coûts sont devenus très bas. Et enfin c’est que l’agriculture est une grande préoccupation de nos populations. C’est pourquoi on tente tout en pensant que ça peut être une solution pour accompagner le développement agricole.

Comment parvenir à une solution TIC durable ?

Cela est très compliqué parce que la problématique du monde rural est très complexe. On peut la voir à différents niveaux : la production, la transformation, la commercialisation, le financement, etc. A tous ces échelons on peut utiliser les nouvelles technologies. Mais ce qui est important, c’est de pouvoir imaginer toutes sortes d’applications et après on verra les pistes qui vont se dégager. Certaines vont marcher d’autres vont disparaitre.

Cela signifie-t-il que le cloisonnement des solutions TIC n’est pas un problème ?

Au contraire c’est intéressant car cela laisse le choix à tout un chacun de trouver ses propres réponses. A partir du moment où quelqu’un trouve une solution qui l’arrange, il peut l’utiliser. Avec la technologie, plus il y a de l’engouement, plus il y a la diversité et plus chacun trouve son compte.

Quel est l’élément fondamental dans le développement d’une solution TIC ?

Il y a deux grandes approches dans le développement des applications numériques. L’une consiste à ce qu’une personne rêve d’une application et décide de la développer. L’autre consiste à ce qu’une organisation d’agriculteurs face à un problème donné contacte un développeur pour mettre en place en solution TIC. Donc de part et d’autres on peut trouver des choses intéressantes.

Dans quelle approche se situe la plateforme Agrico que vous avez développée ?

Pour AGRICO, nous avons été approchés par une fédération d’agriculteurs qui a exprimé un besoin très précis. On a crée une application basée sur les textes qui régissent l’organisation.  Nous nous sommes dit que ce serait dommage, même s’ils ont dépensé beaucoup d’argent, que ce soit l’unique organisation qui l’utilise. Notre démarche c’est de dépersonnaliser le logiciel et de le rendre plus ouvert pour que d’autres organisations puissent en profiter.

Inoussa Maiga

Consultant dans les domaines des médias et la communication participative pour le développement, je m'investis pleinement dans les questions de développement agricole et rural.

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